Dimanche 10 février 2008

S'en suivit une lutte aquatique et inégale — il était vraiment plus fort que moi — dans laquelle nos deux corps s'enlacèrent à plusieurs reprises. Jusqu'au moment où je sentis, sans que le doute soit permis, que notre jeu prenait une tout autre tournure et surtout, que venait cogner contre mon ventre l'expression la plus virile de mon adversaire.
Le temps d'une seconde d'hésitation et Cyril s'empara de mes lèvres. Un baiser sauvage et sensuel où sa langue chaude et douce s'ouvrit immédiatement un passage et vint fouiller ma bouche avec insolence.
Puis, aussi soudainement que nous nous étions embrassés, nous nous séparâmes de quelques centimètres avec dans les yeux — nos fameux yeux verts — autant de questions que de certitudes…
— Trouvons un endroit plus tranquille.
— Attends, tu es sûr de toi ?
— Tu crois que je t'aurais embrassé, sinon ? Et ça, tu crois que c'est pas sûr ?
Cyril avait pris ma main et l'avait, sans façon, posée sur sa bite magnifique. J'arrivais tout juste à en faire le tour. J'eus un soupir qu'il interpréta à merveille.
— Elle te plaît déjà, hein ?
— Ne sois pas prétentieux.
— Je suis pas prétentieux, je lis dans tes yeux ! Dis, où est-ce qu'on pourrait aller ? J'ai envie de te faire du bien.
Nous sortîmes ruisselants — et indécents — de la rivière complice pour nous réfugier derrière les arbres qui bordaient le bassin. Plus loin, en contrebas, il y avait une petite grotte dans laquelle gamin, j'avais passé des journées à jouer aux indiens… ou au docteur. Là, Cyril qui n'avait pas débandé me laissa admirer à mon aise son superbe gourdin fièrement dressé. Je me mis à genoux et tentai de l'enfourner sans plus de retenue. Je dis bien tentai, car le diamètre était peu commun. Mais je finis par y arriver et même si je ne pus aller très loin, les grondements qu'il poussa témoignèrent de son indiscutable plaisir.

Il m'enleva un instant ce qui allait devenir, bien plus tard, mon jouet préféré, et me frappa doucement les joues avec, juste avant de me le représenter pour que ma langue et ma bouche continuent leur œuvre. Je ne me fis pas prier, même si je trouvai dans l'ensemble, son attitude un tantinet macho. Ce qui me faisait bander encore plus. Un beau cousin, viril, monté comme un âne et macho avec ça… le rêve absolu ! Je me sentais fondre à vue d'œil et pour un peu, j'aurais mouillé comme une pisseuse.
Cyril me releva pour me sucer à son tour. Dieu, quel pied j'ai pris là ! Il avalait ma queue jusqu'au bout et je sentais bien le velouté incomparable du fond de sa gorge. Il faillit me faire gicler à plusieurs reprises et je dus moi aussi, me retirer juste à temps.
Puis il me sourit, m'attira vers lui, parterre, et nous nous embrassâmes goulûment comme si le monde allait s'effondrer la minute suivante. Je me sentais merveilleusement bien dans ses bras puissants qui m'enserraient à m'étouffer, à l'abri sous son corps lourd et nerveux qui m'écrasait sans ménagement et totalement offert quand ses jambes écartèrent les miennes dans un mouvement qui ne souffrait aucune contestation.
Cyril quitta ma bouche un instant pour me souffler qu'il allait me prendre. Et la langue impérieuse revint aussitôt à la rencontre de la mienne. J'avais déjà compris que dans notre relation, je ne pourrais jamais initier une caresse à moins qu'il ne la demande. Macho, vous dis-je, macho, mais tendre et attentionné comme il me le prouva lorsqu'il me retourna sur le ventre, qu'il ramena mon cul au niveau de son visage et qu'il commença de me le bouffer. Il mordit et lécha tant et si bien que je finis par gémir sans m'en rendre compte.
Il jugea alors que j'étais suffisamment bien lubrifié et poussa son gland vers l'entrée de mes reins. La douleur fut vive et je me cabrai tout de suite. Je me redressai et je voulu le guider, mais il me repoussa et ses deux mains tenant mes fesses bien écartées, il m'embrocha lentement jusqu'à la garde. Je vécu la dilatation impensable de mon petit trou d'abord dans la douleur. Mais très vite je m'offris moi-même à l'épée de chair afin qu'elle puisse aller aussi loin que possible.

Il s'arrêta un instant pour m'embrasser à nouveau et joindre ses mains aux miennes. Et il commença à m'enculer comme un dément. Sa pine énorme et aussi dure que l'acier défaisait la résistance symbolique de mon anus et remplissait tout l'espace que pouvait lui accorder mon ventre. J'étais superbement violé par un taureau dont le chibre était disproportionné par rapport à l'orifice qu'il perforait sans relâche. J'en criais de joie et Cyril, lui, râlait d'une satisfaction intense.
J'aurais voulu que ça dure éternellement. Cyril me remit sur le dos et me prit ainsi, mes jambes appuyées contre son torse. Mais il décida après quelques allées et venues que j'avais trop de liberté et emprisonna alors mes genoux à bout de bras, sous mes aisselles.
Il était dans la position du sportif qui fait ses pompes, et moi, dans celle de la tortue impuissante, recroquevillée sous les assauts d'un ennemi dont l'arme est aussi le plus beau des cadeaux. Je me faisais emmancher comme une véritable chienne en chaleur et j'adorais ça. J'en voulais encore plus, plus fort, plus loin… jusqu'à en avoir mal. D'ailleurs, à force de l'inviter à se défouler totalement dans mon cul et à y plonger avec toute la puissance de son désir, il me fit mal. Mais il ne s'arrêta pas pour autant : j'en voulais, j'en avais.

C'est comme ça qu'il me cria qu'il allait jouir et m'en mettre plein le trou. Je l'assurai que j'étais bien évidemment d'accord pour tout recueillir jusqu'à la dernière goutte et m'emparai de ma bite dans l'intention d'éjaculer en même temps que mon bourreau.
J'étais incroyablement heureux et comblé à l'idée d'être, dans les secondes qui suivaient, plein du sperme de mon cousin d'Amérique ! Et quand il cracha sa semence avec des hoquets de bonheur, son dard bien au chaud dans mon cul humide, je n'eus pas à me branler beaucoup pour jouir à mon tour.
Depuis cette mémorable journée, il y a bientôt dix ans, Cyril et moi vivons une histoire d'amour exclusive et passionnée, et nous formons ce que l'on appelle un beau couple. En fait, quand nous nous sommes rencontrés, je venais de terminer mes études à Paris et lui avait décroché son premier job à New York.
Un mois à peine après nos premiers ébats, je suis venu m'installer avec lui. Quand on se remémore cet épisode de notre vie, on rigole beaucoup — surtout lui, car ce petit saligaud avait instantanément deviné que j'aimais les garçons et surtout qu'il me plaisait.
Il m'a avoué bien après, qu'il avait aussi décidé, au moment où il m'avait vu, que je serais à lui tôt ou tard… Je suis à lui, c'est vrai, mais ce qu'il oublie presque toujours de mentionner, c'est qu'il est aussi fou de mon cul que moi de son plantoir.
par Niko
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Les yeux d'Amérique (par Niko)
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