Jeudi 7 février 2008
Ça faisait longtemps que je n'avais pas assisté à une telle réunion de famille. Les cousins, les tantes et les oncles, venus des quatre coins du
monde — et même la fameuse branche américaine — étaient là, dans la grande maison tricentenaire du sud de la France qui retentissait d'un brouhaha inhabituel.
Jamais je n'aurais cru que notre famille comptait autant de membres… enfin, autant de personnes ! Ma grand-mère était quelque peu débordée mais finalement, tout semblait s'arranger pour le mieux et chacun trouvait ses marques. J'en voulais encore à ma mère de m'avoir imposé ces "vacances familiales" quand arrivèrent les cousins de Los Angeles. Je dis "cousins" parce qu'il est plus facile de les appeler ainsi sans préciser quel degré de parenté nous liait… Les cousins d'Amérique, donc, arrivèrent les derniers — le père, la mère, les deux filles et le garçon.
Quand je le vis, j'oubliai immédiatement la légère rancœur que je nourrissais à l'égard de ma mère ! Un gars magnifique, ce Cyril. Grand, puissant, la poignée de mains solide et franche
et un sourire carnassier qui encadrait un regard hérité, sans nul doute, d'un ancêtre commun. Et d'ailleurs, personne ne s'y trompa : "Oh, mais c'est étonnant comme vous vous ressemblez tous les
deux ! Vous avez exactement les mêmes yeux verts". Et ce fut le départ d'heures entières de discussions pour savoir qui d'untel ou d'unetelle machin avait tiré ses mains ou bidule ses cheveux…
Je les laissai tous à ces réminiscences d'un autre âge et m'éclipsai discrètement. En y repensant, je me disais que finalement, nous n'étions pas si semblables, Cyril et moi. Mise à part les yeux, en fait, nous étions même diamétralement opposés : il était brun là où j'étais blond, grand quand j'étais d'une taille moyenne, et musclé alors que je n'avais jamais fait de sport de ma vie.
— Alors, cousin, on fausse compagnie au reste de la famille ?
J'hallucinai pour la deuxième fois dans la journée (sans savoir qu'il y en aurait une troisième…). Cyril, hilare, venait de me rejoindre dans le verger du domaine et m'interpellait d'une belle voix de basse.
— Tu parles drôlement bien français ! Où as-tu appris ?
— Ma mère tient à ce que nous ne perdions rien de nos origines françaises… Même si on parle avec un accent, comment vous dites déjà ? "À couper au couteau", non ?
— C'est ça. Mais ici l'accent américain est très à la mode.
— C'est vrai qu'on a les mêmes yeux !
— Ah non, tu ne vas pas t'y mettre toi aussi ?
— Te fâche pas, cousin ! Hey, c'est le bruit d'une rivière qu'on entend ?
— Oui, elle passe sur la propriété. Y'a même un bassin où on peut se baigner.
— Great ! On y va ?
L'été battait son plein et l'après-midi était particulièrement chaude. Le minilac, formé par un coude du petit ruisseau, était calme et limpide et invitait à la baignade entre d'immenses
saules nonchalants. L'endroit était désert et Cyril, avant que j'aie eu le temps de réagir, avait déjà retiré son tee-shirt, ôté ses tennis et fait glisser son short pour apparaître dans toute la
splendeur de sa nudité de jeune mâle impatient.
Il s'était retourné vers moi, et devant mon expression interloquée, eut un sourire en coin.
— Ne me dis pas que tu es choqué ?
Je n'eus pas le loisir de bafouiller une réponse qu'il avait déjà plongé tête la première dans l'eau fraîche et paisible.
— Ouah ! Elle est super bonne ! Tu viens ?
La vision démoniaque du corps — et du sexe — de Cyril me faisait trembler d'un désir ravageur. Sans lui répondre, je m'assis lentement sur le rocher, à côté de ses affaires, car mes jambes menaçaient de ne plus me porter.
J'avais
vu de beaux corps dans ma vie, mais jamais aussi excitants que celui-là. Et j'imaginai malgré moi, la taille impressionnante que devait revêtir son membre lorsqu'il devait bander. J'en étais malade
et je dus faire appel à toutes mes ressources pour me calmer et reporter mon attention sur le jeune homme qui batifolait allègrement dans le bassin.
Ce que je n'avais pas remarqué, c'est que Cyril avait surpris mon trouble et qu'il avait désormais un avantage sur moi.
— So what, tu viens ? Si tu veux, je te regarde pas, ok ?
Pris au piège d'une insistance qui n'était pas aussi innocente qu'elle en avait l'air, je décidai d'être une victime consentante et me déshabillai rapidement pour rejoindre mon beau cousin dans cette eau délicieusement froide. Je nageai quelques brasses vigoureuses vers la petite cascade et je me calai dessous avec l'intention de me faire masser par cette force naturelle. Mais avant d'avoir pu m'installer, deux mains fermes saisirent mes chevilles et m'entraînèrent inexorablement vers le fond. Le corps de Cyril glissa alors juste au dessus de mon visage et ce fut mon premier contact, bien que bref mais pour le moins électrisant, avec sa peau et son sexe. Lorsque j'émergeai, il avait pris ma place et riait à perdre haleine de son petit tour…
(à suivre)
Jamais je n'aurais cru que notre famille comptait autant de membres… enfin, autant de personnes ! Ma grand-mère était quelque peu débordée mais finalement, tout semblait s'arranger pour le mieux et chacun trouvait ses marques. J'en voulais encore à ma mère de m'avoir imposé ces "vacances familiales" quand arrivèrent les cousins de Los Angeles. Je dis "cousins" parce qu'il est plus facile de les appeler ainsi sans préciser quel degré de parenté nous liait… Les cousins d'Amérique, donc, arrivèrent les derniers — le père, la mère, les deux filles et le garçon.
Je les laissai tous à ces réminiscences d'un autre âge et m'éclipsai discrètement. En y repensant, je me disais que finalement, nous n'étions pas si semblables, Cyril et moi. Mise à part les yeux, en fait, nous étions même diamétralement opposés : il était brun là où j'étais blond, grand quand j'étais d'une taille moyenne, et musclé alors que je n'avais jamais fait de sport de ma vie.
— Alors, cousin, on fausse compagnie au reste de la famille ?
J'hallucinai pour la deuxième fois dans la journée (sans savoir qu'il y en aurait une troisième…). Cyril, hilare, venait de me rejoindre dans le verger du domaine et m'interpellait d'une belle voix de basse.
— Tu parles drôlement bien français ! Où as-tu appris ?
— Ma mère tient à ce que nous ne perdions rien de nos origines françaises… Même si on parle avec un accent, comment vous dites déjà ? "À couper au couteau", non ?
— C'est ça. Mais ici l'accent américain est très à la mode.
— C'est vrai qu'on a les mêmes yeux !
— Ah non, tu ne vas pas t'y mettre toi aussi ?
— Te fâche pas, cousin ! Hey, c'est le bruit d'une rivière qu'on entend ?
— Oui, elle passe sur la propriété. Y'a même un bassin où on peut se baigner.
— Great ! On y va ?
L'été battait son plein et l'après-midi était particulièrement chaude. Le minilac, formé par un coude du petit ruisseau, était calme et limpide et invitait à la baignade entre d'immenses
saules nonchalants. L'endroit était désert et Cyril, avant que j'aie eu le temps de réagir, avait déjà retiré son tee-shirt, ôté ses tennis et fait glisser son short pour apparaître dans toute la
splendeur de sa nudité de jeune mâle impatient.Il s'était retourné vers moi, et devant mon expression interloquée, eut un sourire en coin.
— Ne me dis pas que tu es choqué ?
Je n'eus pas le loisir de bafouiller une réponse qu'il avait déjà plongé tête la première dans l'eau fraîche et paisible.
— Ouah ! Elle est super bonne ! Tu viens ?
La vision démoniaque du corps — et du sexe — de Cyril me faisait trembler d'un désir ravageur. Sans lui répondre, je m'assis lentement sur le rocher, à côté de ses affaires, car mes jambes menaçaient de ne plus me porter.
J'avais
vu de beaux corps dans ma vie, mais jamais aussi excitants que celui-là. Et j'imaginai malgré moi, la taille impressionnante que devait revêtir son membre lorsqu'il devait bander. J'en étais malade
et je dus faire appel à toutes mes ressources pour me calmer et reporter mon attention sur le jeune homme qui batifolait allègrement dans le bassin.Ce que je n'avais pas remarqué, c'est que Cyril avait surpris mon trouble et qu'il avait désormais un avantage sur moi.
— So what, tu viens ? Si tu veux, je te regarde pas, ok ?
Pris au piège d'une insistance qui n'était pas aussi innocente qu'elle en avait l'air, je décidai d'être une victime consentante et me déshabillai rapidement pour rejoindre mon beau cousin dans cette eau délicieusement froide. Je nageai quelques brasses vigoureuses vers la petite cascade et je me calai dessous avec l'intention de me faire masser par cette force naturelle. Mais avant d'avoir pu m'installer, deux mains fermes saisirent mes chevilles et m'entraînèrent inexorablement vers le fond. Le corps de Cyril glissa alors juste au dessus de mon visage et ce fut mon premier contact, bien que bref mais pour le moins électrisant, avec sa peau et son sexe. Lorsque j'émergeai, il avait pris ma place et riait à perdre haleine de son petit tour…
(à suivre)
par Niko
publié dans :
Les yeux d'Amérique (par Niko)
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