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Jeudi 31 janvier 2008
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U
n ami de longue date qui partait en vacances au soleil m'avait proposé de profiter de son chalet au cœur des Alpes durant les fêtes de fin d'année. J'allais être seul pendant près de quinze jours et je prévoyais un cocooning sur mesure pour recharger mes accus et rentrer en pleine forme.

  Après un long voyage, et comme je venais tout juste de ranger la voiture devant le chalet, j'entendis des coups sourds et réguliers qui résonnaient dans le silence. Je me rapprochai de la source du bruit et j'aperçus un homme qui coupait vigoureusement à la hache des rondins massifs. Le bûcheron cessa son activité et se tourna vers moi. Il me fit un grand signe de la main, m'invitant à le rejoindre.

— Bonjour ! J'arrive tout juste de Paris. Je viens passer quelques jours ici.
— Ah oui, votre ami m'a prévenu. Je m'occupe un peu de la propriété, surtout quand il n'est pas là.

Il avait de magnifiques yeux bleus, des pommettes hautes et une bouche sensuelle où perlaient de minuscules gouttes de sueur. Il devait avoir une trentaine d'années au plus et était très bien bâti, plus grand que moi d'une bonne tête. S'il nota l'attention que je lui portais — et que j'espérais la plus discrète possible, il n'en fit pas cas. Après les présentations d'usage (il s'appelait Gaël), il me signala que si je voulais faire du feu, il me suffisait de puiser dans la réserve. Il se chargeait de renouveler le stock. Je le remerciai et lui lançai poliment une invitation à venir boire un verre avec sa femme. Il eut un léger froncement de sourcils.

— Ce sera avec plaisir, mais je vis seul.
— Aucun problème…
— Ok, à bientôt, alors.

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Au cours des trois jours suivants, je revis Gaël deux fois par la fenêtre alors qu'il travaillait dans les environs. Inutile de préciser que j'avais déjà nourri des fantasmes "échevelés" à son propos…

Ce soir-là (enfin), la sonnette retentit. Gaël avait apporté une bonne bouteille de vin. Je lui suggérai de se mettre à l'aise pendant que je nous servais deux verres. Quand je revins, je trouvai un jeune homme qui remplissait aussi bien ses jeans que la chemise en coton qui recouvrait sa poitrine musclée, nonchalamment assis dans l'un des canapés du salon. Nous portâmes un toast et la conversation s'engagea sur nos activités respectives. Il était propriétaire d'une ferme à quelques kilomètres. À la mort de ses parents, il avait décidé de reprendre l'exploitation et semblait ne pas regretter ce choix difficile.


Je n'avais pu, d'un coup d'œil, m'empêcher de remarquer la belle bosse qui saillait sous sa braguette et je sentais depuis un moment, que nos regards changeaient subtilement de nature. Nous avions vidé les trois quarts de la bouteille et l'atmosphère s'était bien détendue — nous nous tutoyions désormais. Je le gardai bien entendu à dîner et nous fîmes honneur au repas froid que j'avais rapidement concocté. Il s'éclipsa un instant aux toilettes et quand il revint, je ne pus m'empêcher d'amirer le serpent qui ondoyait le long de sa jambe. Cette fois, au lieu de s'asseoir en face de moi, il se laissa tomber à mes côtés, presque jusqu'à me toucher.

La solitude ne te pèse pas trop ? lui demandai-je sentant une chaleur suspecte me monter au visage.
Quelques fois, surtout pour la bagatelle, me répondit-il avec un sourire ironique. À la tienne !
Santé !

Nous bûmes et un silence tranquille s'installa, juste interrompu par le craquement des bûches qui s'effondraient dans la cheminée. Je n'osais pas le regarder, ni bouger d'un millimètre.undefined

— J'adore les flambées, surtout quand il neige dehors. C'est très relaxant.

Moi aussi. J'ai une superbe cheminée à la ferme qui est deux fois grande comme celle-là. Le pied total, c'est de baiser devant !

Là, je tournai la tête vers lui : il insistait sur le sujet ! Aussitôt, sa main vint se poser sur ma cuisse.

Tu veux faire l'amour avec moi ?
Heu…
Je suis sûr que t'en meurs d'envie, hein ? T'as pas arrêté de mater ma queue depuis que je suis arrivé.
Ben, faut dire qu'elle a l'air assez remarquable !
Ouais, elle l'est. Et si tu veux, tu pourras jouer avec autant que ça te chantes. Ça fait un moment que j'ai pas tiré et tu me plais beaucoup.

Je ne répondis pas et posai ma tête contre son épaule. Il m'entoura de son bras, posa son verre sur la table et nous nous embrassâmes. Ce fut un long baiser et je goûtai avec volupté ses lèvres fermes et chaudes en accordant d'office à sa langue épaisse un passage totalement libre pour fouiller ma bouche. Ce qu'il fit avec enthousiasme en me faisant basculer sur le canapé. Je me retrouvai sous lui, prisonnier d'un désir grandissant que je maîtrisais de moins en moins…

(à suivre)


par Niko publié dans : Mon chalet à la montagne (par Niko)
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